Elle vend de la lumière solaire réfléchie par des miroirs orbitaux à des centrales solaires, des exploitations agricoles, des chantiers de construction et des services d'intervention d'urgence.

Que des miroirs spatiaux déployables puissent fournir de la lumière solaire à la demande à un coût suffisamment faible pour que les centrales solaires, les agriculteurs et les équipes d'urgence paient pour de la lumière après la tombée de la nuit.

Le fondateur et PDG Ben Nowack a dévoilé l'idée en avril 2024 à l'International Conference on Energy from Space : « connectez-vous à un site web, indiquez-nous vos coordonnées GPS et nous vous fournissons de la lumière solaire après la tombée de la nuit. »

La vidéo de démonstration et le site de réservation d'août 2024 sont devenus viraux (30 000 candidatures en septembre, livraison promise à partir du « quatrième trimestre 2025 »). La demande déposée auprès de la FCC en juillet 2025 et acceptée en février 2026 a suscité près de 2 000 commentaires d'opposition et une pétition de l'American Astronomical Society visant à la rejeter, avant l'octroi de la licence le 9 juillet 2026.

La demande a été prévendue avant le matériel : 30 000 réservations ont été enregistrées pour une lumière que l'entreprise n'avait jamais livrée depuis l'orbite.

Le jalon de 2026 est réglementaire, non technique : une autorisation expérimentale de la FCC a converti deux ans de viralité en une fenêtre de lancement.

L'opposition est institutionnelle, et non un simple bruit de type NIMBY : l'AAS, DarkSky, la RAS et l'ESO fixent le plafond politique d'une constellation de 50 000 miroirs.

L'autorisation ne répond qu'aux atteintes au spectre radioélectrique ; la sécurité optique et la pollution lumineuse restent en suspens — les questions qui décideront du sort de la constellation.

Un premier jalon réglementaire difficile peut tenir lieu de jalon produit : une licence assortie d'une demande prévendue a transformé une démonstration virale moquée en un programme réel. Le prochain test relève de la physique, non de l'engouement.

Au 13 septembre 2026, Reflect Orbital détient l'autorisation de la FCC du 9 juillet pour Earendil-1 et vise un lancement plus tard en 2026 ; aucun satellite n'a volé. La constellation de 50 000 unités d'ici 2035 et les taches lumineuses de cinq kilomètres restent des affirmations de conception. Le financement n'a jamais été divulgué publiquement. Trois points à surveiller : le lancement lui-même, l'illumination mesurée au sol par rapport aux promesses, et la question de savoir si la pression des astronomes se traduit par des conditions contraignantes à l'échelle de la constellation.

VÉRIFIEZ LES SOURCES

Les sources

  1. Reflect Orbital Inc., Order and Authorization (DA 26-706) FCC · docs.fcc.gov ·
  2. The first sunlight reflecting space mirror has been cleared for launch The Verge · theverge.com ·
  3. The US Approves Launch of Mirror Satellite That Can Reflect Sunlight and Illuminate the Earth at Night WIRED · wired.com
  4. Reflect Orbital sells sunlight at night, but don't trust that fancy video Mashable · mashable.com
  5. The U.S. just approved a giant space mirror to test 'sunlight on demand' The Conversation · theconversation.com ·