Brandless était un site de commerce électronique de San Francisco vendant des produits ménagers sans marque.

Le pari en cours de règlement : un capital versé par tranches conditionnées pouvait propulser une boutique de commerce électronique de produits ménagers sans marque à une échelle capable de concurrencer Amazon.

240 M$ promis par SoftBank en 2018, structurés en versements débloqués uniquement lorsque l'entreprise atteignait des objectifs financiers précis ; le tour valorisait Brandless à 500 M$.

SoftBank s'était engagé à verser 240 M$ en 2018 — son deuxième pari dans le commerce électronique américain — en espérant que Brandless puisse affronter Amazon directement. Les fonds étaient structurés en versements, n'apportant de l'argent que lorsque Brandless atteignait des objectifs financiers précis.

Brandless n'a pas pu tenir. L'entreprise a licencié 13 % de son personnel en 2019, a été confrontée à des problèmes de qualité, a perdu de l'argent à cause de coûts d'expédition élevés, et la PDG Tina Sharkey a démissionné dans ce que Fortune a décrit comme une relation houleuse avec SoftBank.

Le conseil d'administration a décidé de fermer l'entreprise et d'utiliser le capital restant pour payer les indemnités de licenciement des employés, selon Protocol ; environ 10 employés sont restés pour honorer les commandes en cours et assurer le service client. Fortune a qualifié Brandless de première startup soutenue par SoftBank à fermer définitivement ses portes.

Des versements conditionnés à des jalons signifiaient que Brandless était toujours à un objectif manqué de l'asphyxie — de la discipline sur le papier, de la fragilité en pratique.

Des coûts d'expédition élevés et des problèmes de qualité attaquaient précisément l'économie dont une proposition de valeur sans marque avait besoin pour fonctionner.

Le choix du conseil de liquider proprement — le cash restant affecté aux indemnités — a clos le dossier au lieu de financer une longue réorientation.

Les méga-tours conditionnés par tranches ne réduisent pas le risque d'un pari ; ils déplacent le point de défaillance et décident qui est payé lorsqu'il survient.

L'analyse de Fortune : avec les tailles de chèques de SoftBank, une portion considérable du portefeuille qui ferait faillite produirait des effets d'entraînement « bien plus larges et bien plus graves » que tout ce que l'industrie du capital-risque avait connu.

VÉRIFIEZ LES SOURCES

Les sources

  1. Brandless is the first SoftBank-backed startup to close its doors for good Fortune (Term Sheet) · fortune.com ·